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Biographie
Après des études à l'Institut Saint-Luc de Gand, il poursuivit sa formation aux académies de Wavre et Boisfort. Ces cours lui sont très enrichissants mais il y a encore du chemin à parcourir. Malgré un enthousiasme bien présent, il se décourage, en effet, à l'idée de faire de grands pas vers les galeries. À plusieurs reprises, son oeuvre est qualifiée d'incohérente. "Un peu Van Gogh, un peu Somville, un peu Permeke.... Et finalement les galeristes avaient raison" avoue Boomputte. Il n'y a pas vraiment de hasard : le peintre connait bien l'école de Laethem, qui est d'ailleurs liée géographiquement à son village natal. De là, sa propension à figurer des personnages ruraux et massifs, aux teintes sobres et sombres.

Après avoir arrêté ses cours, Boomputte change quelque peu de style, et actualise ses représentations. À partir des années 1990, les sarraux de paysan quittent la scène et laissent la place aux gens que l'artiste rencontrent au quotidien. Exclusivement des bourgeois et des bons vivants, comme pour esquisser un clin d'oeil aux chansons de son idôle, Jacques Brel. Ces hommes et ces femmes se sont perfectionnés depuis leurs premières apparitions entre 1992 et 1993 : aujourd'hui, leurs rondeurs sont plus accentuées, le trait a gagné en raffinement et en élégance.

C'est à ce moment-là que le peintre trouve son identité artistique, cohérente et autonome. Celle que nous connaissons aujourd'hui. Autour de leitmotivs, il multiplie à souhait les variations en conceptualisant des anécdotes ou des mises en scène inédites et nouvelles. C'est pour l'univers boomputtien une inépuisable source de perspectives qui lui ouvre les portes des États-Unis, du Japon, du Portugal, du Danemark, de France, des Pays-Bas, d'Italie, d'Allemagne, de Grêce, ou encore d'Espagne. Une renomée européenne et mondiale qui salue son talent au-delà des barrières culturelles.

Sa figuration et son humour qui forment un univers bien défini ne sont pourtant pas aisément catégorisables par les critiques. On l'appelle souvent "Le Solitaire" et on le compare au Colombien Botero qui aime lui aussi les personnages ronds et qualifie l'art de "déformation". C'est l'idée - reprise évidemment largement par Boomputte - que l'art altère les proportions et fragmente l'espace dans le sens de l'agrandissement ou de la réduction. La finalité est simple : pénétrer les secrets de la condition humaine et spatiale pour les transcender. Cette philosophie picturale de la structure schématique libérée tisse au jour le jour son fil de vie et la parcours de son oeuvre.

Ces dernières années ont vu naître chez lui une évolution importante. Jusque là, il n'aimait pas l'idée de l'artiste-bohême et cantonnait son activité à un rôle de hobby de second plan par rapport à sa responsabilité professionnelle dans une grande entreprise. Or, en 2001, il a décidé de faire le saut et de prendre le statut d'artiste, à plein temps. "Je voulais consacrer tout mon temps à la peinture et aux autres activités que j'aime bien. Voyager par exemple", nous confie-t-il. Le décès tragique de son fils Yoann serait sans doute à la base de cette décision et de ce changement de cap.

Près d'un an plus tard, il rencontre Wilfried Meert, l'organisateur de l'événement d'athlétisme Mémorial Van Damme, qui l'invitera à réaliser l'affiche promotionnelle de l'édition 2002.
À la fin des années 80, rien ne laissait présupposer une carrière artistique pour Boomputte. Les grandes expositions n'étaient alors que de vagues projets baignés d'incertitude et d'espoir. Pourtant, depuis son enfance, il n'a cessé de dessiner et de peindre, d'explorer les méandres de la matière et de l'imagination.
 
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Lundi 14:00-18:00 (rendez-vous)
Mardi au Vendredi 12:00 - 18:00
Samedi 11:00 - 18:30
Dimanche 11:00 - 14:00

21, Rue Ernest Allard 1000 Bruxelles
Tél. 32 (0)2 512 98 59
www.contrast-gallery.com

La presse

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